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Le Citoyen Révolté

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Ivan Cappelen
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17 avr. 2019, 19:35

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Manifeste de la Révolution Citoyenne
par Ivan Cappelen


La situation dans laquelle nous vivons est terriblement désespérante à toute personne qui ne se serait endurcie préalablement. Chaque jour, le fossé qui sépare l'aristocratie et la bourgeoisie du prolétariat se creuse un peu plus ; chaque jour un peu plus, le capitalisme détruit notre planète et prouve à chaque matin qui se lève un peu plus, quel appareil d'exploitation et de destruction il est. Pouvons-nous rester ainsi sans rien faire ?

La question se pose. Est-on si impuissant face à des superstructures qui sont capables de déplacer des montagnes, de détruire des forêts, de déporter des populations, de construire une gare en une nuit ? Les prétendus progrès de ce système ne visent qu'à la supériorité de l'humain sur la nature, qui par sa déraison et sa démesure devrait s'abstenir de telle chose. Bien sûr si l'humain s'abstenait de capitalisme, il s'abstiendrait de toute vue sur la domination de la nature. Comme s'il ne lui suffisait pas déjà d'avoir mis en place à un niveau parfaitement fonctionnel, la domination de l'homme par l'homme.
Je vous le dit net : non, nous ne sommes pas impuissants, non nous ne pouvons pas rester sans rien faire. Notre devoir c'est de renverser le capitalisme qu'on voudrait voir en élévateur de la condition humaine, ce monstre élevé au rang d'ordre naturel des choses selon nos spécialistes les plus atteints de cécité ; notre devoir c'est de renverser l'état, de mener la révolution prolétarienne que l'on attend depuis fort longtemps et qui ne saurait tarder tant l'heure est à la division, à la domination, au mépris des classes et de ce fait à la lutte des classes.

Renverser le système établi n'est pas une mince affaire, j'en conviens. Cependant nous avons la force de le faire et pour peu que nous mettions en place un lutte des classes organisée, nous parviendrons sans difficulté à renverser l'aristocratie triomphante et à empêcher la bourgeoisie complice de s'imposer en reine du nouveau système. Car si nous pouvons -le temps d'une révolution- nous allier à la bourgeoisie, le soleil qui éclairera le Saphyr de demain sera rouge ou ne sera pas. Car seul le prolétariat peut apporter à la société une réponse universelle de bien ; Nul ne pourrait imaginer convenablement le bien commun distingué du bien du prolétariat. Car nul ne saurait imaginer le bien commun sans admettre qu'il nécessite le bien du prolétariat ; car nécessairement lorsque les intérêts du prolétaire sont défendus, c'est ceux de toute la population qui est défendue.

De tout temps, le prolétariat n'a toujours eu que pour but de mettre sur le même pied d'égalité toutes les classes. Pour ce faire, notre lutte organisée devra se doter d'un organe démocratique qui sera l'avant-garde du mouvement uni des spoliés, des démunis et des exploités. Cet avant-garde sera la révolution permanente à l'intérieur du système pourri, il devra rassembler les forces prolétariennes afin d'étendre son action. Car c'est bien cet avant-garde démocratique qui devra lancer les actions révolutionnaires ; manifestations, blocages, insurrections. Tous les moyens sont bons pour combattre l'injustice et nous reconnaissons également une révolution progressive légaliste qu'une révolution directe.
Force sera seulement de constater qu'il faudra bien mener une révolution directe, un jour ou un autre, puisqu'en aucun cas le système actuel, incapable de se réguler, n'a pas prévu sa dissolution, ni sa révision tant il croit être le seul capable de fonctionner. Or c'est bien en cela qu'il est irrécupérable et pour que nous puissions avancer à un stade socialiste de société, nous devrons auparavant avoir fait table rase du système que nous connaissons.

Lorsque nous devrons revoir nos institutions du bas en haut, il faudra alors -pour contrer tout risque de despotisme, fut-il éclairé- déclarer que la seule puissance que l'on reconnait est celle des conseils directement élus par des groupements citoyens indépendants et autonomes. Les conseils seront la seule forme possible de transition assurément démocratique ayant comme unique fin la destruction de leur représentativité et la mise en place de l'impératitivité absolue des délégués. Par là, j'entends que la convocation d'élections devra se faire seulement lorsqu'elle sera motivée par un besoin particulier, les délégations ayant perdu leur continuité, nous pourrons enfin parler de société sans Etat, nous aurons atteint notre objectif socialiste révolutionnaire, une société anarchiste.

Cette réflexion est celle qui a déjà été à de nombreuses reprises abordée. Mais nous devons aller plus loin -ou dans ce cas, nous devons être plus proches. Plus proches de nos réalités et des contextes de nos villes, de nos régions et de notre état et voir en ce sens que faire. C'est peut-être une des questions les plus importantes et celles qui ne sont jamais assez posées. Que faire ?

Ce que le Comité Central du Mouvement Révolutionnaire Citoyen répond, c'est qu'il faut agir à différentes échelles pour mener une révolution permanente. C'est d'abord de jouer le jeu du légalisme d'une part et de défendre nos intérêts actuels à la tribune ; refuser de défendre l'exploité partout où nous le pouvons au nom de l'idéologie n'est que la leitmotiv d'une frange opiniâtre des anarchistes qui souhaite garder les mains propres et se tenir éloigné de toute puissance. Au contraire c'est en l'utilisant pour faire accepter nos idées que notre révolution sera possible, c'est en habituant par des mesures légales, la population à la révolution qui s'opère et se prépare que nous avons les meilleures chances que notre révolution une fois venue ne rencontre pas de contre-révolution, d'insurrections de lumpenprolétaires endoctrinés par les classes bourgeoises et aristocratiques, et que le peuple sache la tâche qui lui incombe en n'ayant que faire des anciens exploiteurs vantant les bienfaits de la société capitaliste surannée qu'ils proposeront et qui risquerait -à tel point ils peuvent la vendre bien- de troubler la pensée de la population aux lendemains de la révolution.

Cette révolution permanente devra passer par un mouvement et un soutien unanime des militants aux ordres et aux appels lancés par d'autres camarades et qui seront systématiquement relayés par le Comité Central en vue d'une convergence perpétuelle des luttes tant celles-ci semblent continuelles dans un monde de plus en plus barbare bien qu'on tente chaque jour d'en faire un monde aseptisé où même la douleur des travailleurs est perçue comme douce, où l'on traite les exploités de privilégiés face à ceux sans emploi -et pis, face aux classes dirigeantes.

La révolution devra d'abord se passer dans la légalité afin de préparer nos esprits et nos comportements pour qu'ils endurent les changements révolutionnaires que nous devrons lui apporter. La révolution ne sera pas aisée mais sera un mal nécessaire que nous accomplirons. Ce n'est pas à la dureté de l'effort que nous devons juger une action, mais aux jouissances résultantes de celle-ci. Chaque moyen est bon pour avancer à petits pas vers les chemins des lendemains chantant, de la publication d'un livre à sa lecture, de l'organisation d'un débat à la manifestation, de l'insurrection à l'affichage, du journal vendu à l'affiche collée ; tout le militantisme possible et imaginable doit se retrouver au sein du mouvement révolutionnaire que nous représentons car toutes ses méthodes sont, à nos fins, utiles.

Ce n'est qu'après avoir mené la direction du Saphyr, de ces mairies à son état, qu'une révolution directe mais douce pourra s'opérer. Les élections sont pour nous un moyen pré-révolutionnaire qui nous permettrons d'accéder à des fonctions politiques supplémentaires et en cela, nous deviendrons des acteurs du changement par nos réussites politiques ; notre mouvement révolutionnaire ne saurait être capable de fomenter à la fois un programme révolutionnaire, une théorie révolutionnaire et des programmes légalistes. Nous avons les esprits nécessaires, n'en déplaise à ceux qui pensent que le sang bleu est la seule condition d'une raison saine.

Nos politiques administratives devront s'orienter vers différents domaines. Nous devrons bien entendu favoriser les nationalisations et la propriété collective dans la mesure où la forme surannée de gouvernance nationale nous le permet, nous devrons également investir majoritairement dans l'éducation, dans les services sociaux, dans les aides sociales, dans les programmes de solidarité. Nous devrons réformer et réviser les codes poussiéreux du travail, du logement, de la morale, du droit. Nous aurons un effort surhumain à accomplir, en tant qu'acteurs administratifs, en tant que députés, présidents, maires, sénateurs. Comment l'abattrions-nous ? Car ce n'est un effort surhumain que pour quelques hommes et femmes, mais lorsqu'un mouvement comme le nôtre y prend part, ça devient d'une aisance déconcertante.

Comme l'idéologie du Mouvement Révolutionnaire Citoyen l'a toujours défendu, nos élus ne seront pas de simples représentants ayant abandonnés leurs électeurs, abandonnés par eux-mêmes. Non, nous serons une nouvelle forme de démocratie et un exemple pour notre modèle post-révolutionnaire, nous abattrons le travail ensemble ou nous ne ferons rien. Tout militant, tout adhérent, tout insurgé, tout révolté pourra donner son avis, écrire des projets et des propositions de lois qui seront transmises aux élus, ils pourront demander leur démission en cas d'erreur de leur part et si tel était le cas, le Comité Central exclurait l'élu en question. Il ne sera jamais question pour le Mouvement Révolutionnaire Citoyen de laisser impunément ses élus pendant toute la durée d'un mandat. Considérant que les élus s'ils sont la représentation d'une majorité doivent être responsables devant eux, nous imprimons la première page de notre Révolution qui commence dans les rangs de la légalité, et qui écrit un principe universel et intemporel pour les inspirations dont nous aurons besoin lorsqu'il faudra tout reconstruire pour amener à l'abolition de la monnaie avant de mettre fin à l'appareil étatique et d'enfin pouvoir vivre nos lendemains qui chantent.

Citoyens du monde entier, révoltez-vous !

Ivan Cappelen,
Premier Camarade du Comité Central


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01 juin 2019, 01:07

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L'Empereur est mort, Vive l'Empereur !
par Ivan Cappelen


Le bal des hypocrites remet l'aiguille sur le disque et on repart tous pour un tour. L'Empereur Michael IX a laissé le trône, son petit-fils l'usurpe. Est-ce anormal ? Michael IX lui aussi avait fait de même à la mort de feu son père, qui lui même avait pareillement agit quand feu son père passa à trépas et c'est ainsi que cela fonctionne depuis que l'Empire est Empire. Du moins pour la haute sphère qui mène la succession à son point culminant. Quoi ! Être fils d'Empereur suffit à monter sur le trône ? Qui lui a donné ce droit ? Son sang ? Est-on toujours à cette époque surannée où la "race" fait l'homme ? Pour tous les autres ce n'est pourtant si facile. Fils de boucher et bouchère, vais-je demain me mettre à préparer le jambon et le hachis ? Et ces fils de médecins vont-ils à vingt ans monter sur le carreau froid de l'hôpital et charcuter des patients ? Il n'y a plus que chez l'aristocratie que l'on croit à ces bêtises ! Citoyen comme un autre, député comme un autre, nul ne m'a demandé mon avis pour mettre celui-là le cul sur le fauteuil satiné. Pas plus qu'aux sénateurs et pas moins qu'aux autres. Qui a donc décidé qu'un énième énergumène allait asseoir son matricule sur le siège du Saphyr ? Personne !

Les peuples sont drôlement endeuillés de voir partir entre quatre planches d'une essence qu'ils payeraient de leur peau pour voir chez eux, un vieil aristocrate qui a toujours vécu à leur dépend, bien au dessus de leurs moyens et qui n'a servi à rien qu'à se faire entretenir puis pleurer. On va bientôt le mettre au mausolée pour avoir été fils de, comme on mettra en bière, non moins sobrement son petit-fils pour avoir été petit-fils de. Sous prétexte qu'il fut fils de, c'est en plus notre père et celui de la nation, pourtant il n'est pas mort d'avoir peuplé son pays ; et j'imagine assez bien que les pompes funèbres impériales doivent se réjouir d'avoir un enfin, du pain sur la planche -avec mauvais jeu de mots. Là n'est cependant pas la question, mais il est toujours plaisant de voir à quel point on fait des manières pour un vieil homme quand celui-ci est empereur, a mangé sur le dos de ses sujets sa vie durant mais a fait quelques bonnes actions et preuve de noblesse de sentiment, plutôt que lorsque ce vieil homme est un paysan qui a nourri ses supérieurs sa vie durant cependant sans avoir légiféré, ni s'être poudré pour aller pavaner sa bonté et ses talons rouges.

Car voilà le véritable problème. Le vrai problème de notre société réside en l'inégalité la plus totale entre la famille impériale est le reste du monde. La famille impériale est une caricature détestable du Saphyr, une image tout en retouche de notre pays et de sa diversité. Quid de la pauvreté ? Ces gens-là ne risquent jamais de souffrir de la faim, de la misère ; quand nos braves mendiants esseulés et oubliés des sphères de puissance passent la nuit sous des ponts, ces gens-là ne risquent que de dormir sous des baldaquins ; quand nos pauvres nationaux et étrangers crèvent la dalle et risquent de ne manger que ceux qu'ils trouveront dans quelque poubelle, ces gens-là ne risquent que de tomber sur un caviar faisandé ; quand nos travailleurs se tuent à la machine, passent leur temps derrière des écrans ou courent leur vie entre deux emplois précaires et trois enfants en bas âge, ces gens-là la cueillent et passent leur temps dans leurs somptueux jardins ou en voyage.

"Puisse le ciel veiller sur lui" nous communique le nouvel Empereur, puisse le ciel lui donnait un coup de pied dans le cul en vérité. Au moins, ça lui refera la circulation. Il nous communique ça, presque une larme de crocodile entre les mots, après avoir -en opportuniste préparé- prétendu que son défunt aïeul n'aurait pas voulu un jour sans souverain. Il est si simple de faire parler les morts que je crois plutôt qu'il aurait voulu que je sois son successeur, il n'avait jamais aborder la chose, mais n'en pensais pas moins.

Trêve de plaisanteries, nous voyons encore une fois à travers ces discours hypocrites, ces formes grandiloquentes, ces processions grandioses et ces procédures superbes quelle bêtise et quelle superficialité l'impériale famille superfétatoire nous inflige dès qu'un membre de sa famille passe l'arme à gauche -car hélas, c'est seulement quand il meurt qu'un de ces gens-là lutte aux côtés des socialistes.

Ivan Cappelen,
Premier Camarade du Comité Central


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07 août 2019, 01:44

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Une société sous contrôle : Quel contrôle ?
par Ivan Cappelen


Dans son journal, Le SanGêne, la journaliste Miya Sasaki se posait la question de la compétitivité économique dans le programme du MRC. Qu'elle se rassure, il n'y en aura pas. Notre parti est anticapitaliste, nous refusons tout simplement la compétitivité économique. Mais alors, que faire ? Une société sous contrôle !

Cette société sous contrôle est également prônée par le GRP, sauf que nous avons deux visions différentes de la chose.
Le parti d'extrême-droit veut une société contrôlée moralement et une pleine liberté économique. Des libertés individuelles réduites à néant, mais une liberté économique gigantesque. Le parfait moule pour créer une ploutocratie autoritaire. Nous, nous voulons des libertés individuelles énormes et pour cela, une liberté économique encadrée.

D'une part donc, nous voulons une société qui ne condamne ni les moeurs, ni les décisions, ni la nature profonde des individus qui bordent ses plaines, ses forêts, ses rivières, qui couchent dans ses villes ou dans ses campagnes. Ce que nous voulons c'est une liberté totale de s'assumer et d'assumer ses décisions tant qu'aucun n'est victime d'un préjudice. Nous distinguons strictement préjudice et offense. L'offense c'est lorsque par exemple, vous êtes gêné de voir un naturiste passer tranquillement. Un préjudice c'est par exemple un violeur -faut-il préciser que les deux exemples sont totalement indépendants ?
Nous ne voulons plus sévir pour le naturiste mais continuer de punir le violeur. En somme, tant que vous ne causez pas de tort à quelqu'un, nous ne voulons pas vous mettre en prison pour une raison qui ne pourrait être qu'arbitraire puisqu'il n'y a aucune victime, qu'une personne offensée. Or, tout comportement aussi légal soit-il peut offenser tout un chacun, et pourtant être légal. Les chasses à l'homme organisées par le gouvernement ont de quoi traumatiser des enfants et des adultes pour le reste de leur vie, quand un homme nu n'effraie que les religieuses qui ont fait voeu d'abstinence.
Pourtant l'un est plus que légal et justifiée selon une Cour Impériale corrompue, quand l'autre reste passible d'une amende et d'une sommation de s'habiller. Son propre corps reste encore plus passible de sanction que la déportation et les traitements systématiques.

Il suffit d'évoquer les choses simplement pour qu'elle vous paraisse absurdes. Dans quelle société as t-on pu se corrompre et mésuser de la raison pour en arriver au point où le nudisme est interdit en public quand la déportation est approuvée par l'organe de justice constitutionnel ? Comment as t-on pu à ce point dépasser les bornes et tomber dans les méandres de la connerie pure ?

Vraiment, il va falloir changer les choses et c'est que nous proposons de faire. Par une nouvelle conception de l'Etat. Non plus un état qui s'ingère dans les affaires privées des gens jusqu'à les espionner, mais un état qui protège et défend ses citoyens : une véritable révolution. Comment avait-on fait pour ne pas y penser avant ?

Dans ce nouvel état, j'imagine un système judiciaire qui se foute de la sexualité de l'accusé, qui n'accuse personne selon ses choix de vie ou qui condamne pour avoir avorté ou été avorté. J'imagine une justice qui ne protège que les victimes contre les oppresseurs et non les bien-pensants d'inoffensifs libertins. J'imagine une justice où les juges déclameront heureux : "Tant que l'Etat contrôle sa population, pas de liberté, quand l'Etat protégera sa population, nous aurons la liberté" et qu'ils s'exclament jubilant, que nous en sommes à la seconde partie du proverbe. Vraiment, il ne faut plus d'un Etat moraliste, paternaliste ou que-sais-je-encoriste. Mais un Etat fort du côté des faibles.

Et c'est dans le domaine économique qu'il doit s'imposer, car l'économie est devenu le nouveau moyen d'exploitation, non par la force mais par le poids de la convention. L'argent, cette convention arbitraire est devenue plus puissante que la loi du plus fort. Ce ne sont pas les ouvriers musclés qui dirigent le monde, mais les frêles financiers.
On en est arrivé à créer une convention pour réguler l'échange qui est devenu la raison qui pousse jusqu'à des enfants à travailler dans des mines, douze heures par jour pour chercher des minerais. Dans quel monde vit-on ? Dans quel monde peut-on imaginer qu'une convention -c'est à dire une chose dont tous les participants doivent accepter l'existence et reconnaître la légitimité- puisse ainsi exploiter les pauvres, dominer le monde et donner le pouvoir à une élite tout aussi arbitrairement désignée qui revendique le monopole de la réussite, du mérite ou de l'exemplarité.
Quand a t-on contraint les pauvres à consentir à la légitimité de l'argent pour gouverner le monde ? Quand a t-on forcé le consensus au point que les miséreux acceptent encore des pièces pour se nourrir sans contester que leur estomac ne doit pas dépendre d'une donnée arbitraire mais de la capacité des boulangers à cuire du pain ?

Nos boulangers produisent assez de pains pour tout le monde, et même assez pour en exporter. Pareil dans tous les domaines de l'économie. Nous surproduisons déjà, alors comment se fait-il que chacun ne goûte pas aux blandices de l'abondance ? A cause de l'inégale répartition des richesses !
Mal répartir l'argent, c'est mal répartir l'abondance. Si nous avions un Etat qui répartit harmonieusement l'économie, nous aurions une population harmonieusement sustentée et nous verrions les surplus superfétatoires dont nous devons nous débarrasser !

L'Etat doit reculer des terres des libertés humaines sur lequel il empiète bien trop pour avancer considérablement sur les rades inconnues de l'économie et des droits des hommes afin de respectivement, la contrôler et les protéger.
Oui, il faut un Etat fort, mais non, il ne faut pas un Etat qui contrôle sa population mais qui la protège des oppressions privées tout en refusant de se livrer à l'exploitation publique. Ni capitalisme d'entreprises, ni capitalisme d'Etat.
Nous voulons un Etat Socialiste et libertaire !

La Société ne doit pas être sous contrôle en réalité, seuls les oppresseurs potentiels doivent l'être, des autres qu'ils vivent leur vie !
Qu'ils vivent, voient et revivent sans contrôle, sans restriction sinon les autres, sans limite sinon la liberté et les droits d'autrui.
C'est bien suffisant de vivre, il ne faudrait pas en plus, qu'on nous en empêche !

Par l'Etat décrié, par l'Etat contrarié, la lutte continue, et vive la liberté !

Ivan Cappelen,
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10 août 2019, 01:24

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Une nation de valeur : ça n'a pas de prix !
par Ivan Cappelen


Avant toute chose, il faut dire que j'ai longtemps hésité pour le titre de cet article entre celui qui vous avez devant les yeux "Une nation de valeur et de prix" parce qu'il sera question de parler de nationalisme, non pas comme un replis sur soi, une défense abrutie de sa culture et un ethnocentrisme avéré mais comme la défense de valeurs saines, d'une culture et d'une économie locale.

Il ne me semble pas nécessaire de rappeler que nous vivons dans une nation qui possède des valeurs et de nombreuses valeurs. L'accueil chaleureux, la solidarité, la paix, le progrès, la prospérité. Oui, je suis un peu chauvin de cette culture dans laquelle j'ai grandi et qui m'a appris à aimer fraternellement celui que j'ai en face de moi, à respecter l'autre même quand l'autre me refuse ce respect, à aider celui qui est dans le besoin sans intéressement ou arrière pensée. Bref j'aime ces valeurs qui forgent le caractère d'une nation, une nation civilisée. On ne juge guère le niveau de civilisation à ses usines ou à ses technologies, on la juge selon le niveau de politesse de sa population, les égards qu'on les uns envers les autres, la fraternité qui y règne, la compassion et l'empathie dont bénéficient les plus tristes ; on calcule le niveau de civilisation d'une nation au nombre de mains tendues à celui qui est tombé, au nombre de pains offerts à celle qui n'a rien à manger, au nombre de sourire rendus à un inconnu heureux.
Une nation ça n'est pas un sentiment qui anime des mêmes coeurs à un même moment, ce n'est pas cette idéologie ou cette uniformité, ce n'est pas cette couleur de peau de la majorité, ce n'est pas ce dieu pour qui bien des coeurs battent, ce n'est pas cette capitale visitée ou connue de tous, cette histoire ou ces ancêtres dont on dit que naguère ils vivaient des aventures que chacun peut sans se tromper raconter. Une nation ce n'est pas un concert d'âmes ou une norme, c'est avant tout un peuple vivant ensemble et défendant des valeurs humaines.
Ce qui fait le Saphyr ce n'est pas ses usines, ses gouvernements, son Roi, ce sont ses plaines, ses valons, ses collines et surtout ses hommes qui y vivent, les valeurs qu'ils partagent et enseignent. Ces valeurs, ces traditions, ces particularités, ce sont les bases de notre culture et de notre nation. La base de notre nation n'est pas la famille mais l'entraide que chacun se porte, l'estime que l'on voit en chacun.
Il serait sot de dire qu'aucun communiste ne soit nationaliste. Tous les communistes sont nationalistes, pas un n'imagine qu'une nation perde son identité, sa valeur c'est à dire ses valeurs.

Si c'est un point de vue plus poétique que politique, nous avons également un nationalisme qui coule en nos veines et que l'on nomme économique. Car même si l'on peut voir notre planète comme une grande société, nous n'oublions pas que les raisons écologistes et que les raisons humaines nous poussent à préférer à ce qui pousse ailleurs, ce qui est chez nous.
Ce n'est pas un nationalisme barbare ou primaire c'est un nationalisme harmonieux qui ne défend la nation que pour son intérêt réel. La nation n'a pas d'autres intérêts que protéger la terre et les hommes. En ce sens les communistes désirent redonner un sens à la nation en limitant son rôle à une garante de la fraternité et de la pérennité.
Ce serait dénaturé la nation que prétendre qu'elle est composée ethniquement et que son rôle est de conserver un brassage ethnique bas, qu'elle doit opérer une purification ethnique, c'est dénaturer notre Saphyr que prétendre de telles choses, et c'est ce que font la droite et l'extrême-droite.

Sur le plan économique, le Saphyr doit protéger ses productions locales et celles des autres pays en ne leur achetant pas et en préférant produire soi-même tout ce qu'il est capable de produire. Au diable l'avantage comparatif et l'avantage absolu, ce qu'il faut absolu c'est consommer localement et en ce sens, la nation doit défendre ses valeurs qui sont la protection de l'environnement et la protection des travailleurs face à des méthodes capitalistes inacceptables.
Ce nationalisme économique, nous le revendiquons ardemment depuis toujours.

Quant au soi disant nationalisme politique, nous le réfutons. Il n'existe aucun nationalisme politique sinon celui de l'accueil chaleureux et fraternel des réfugiés. Car défendre les valeurs de sa nation et son intérêt c'est continuer de faire battre et vivre son coeur au travers de nos mains et de nos coeurs. La nation a cela de bon que le respect de la volonté de l'autre et la solidarité à qui est dans le besoin quelconque sont les deux seules solutions pour défendre les intérêts de la nation.
Il n'existe en effet aucun obligation stricte à respecter ou d'action-type qui est favorable ou défavorable à la nation. Et ouvrir la porte et la huche au réfugié comme le laisser repartir quand son pays va mieux, servent la nation également. Il ne faut ni favoriser l'immigration, ni l'émigration, ni les défavoriser, simplement traiter l'autre comme un frère. Voilà la véritable valeur du Saphyr et la seule qui soit du nationalisme.

Pervertir la nation comme le fait l'extrême-droite en fondant le mythe d'une pureté ethnique nationale est une trahison à la nation.
Il faut bien comprendre que la nation n'est pas faîte d'une ethnie mais d'individus liés par des valeurs. Encore une fois, la population peut changer totalement, tant que les valeurs humaines demeurent, la nation est la même. Ce qui différencie le Saphyr du Boukakhstan ce n'est pas la religion, la couleur de peau ou la texture des cheveux, c'est la politesse qui y diffère, la conception du respect, la préférence pour la délation ou la solidarité, etc.

Et de ce fait, la nation ne se protège pas en fermant les frontières aux pauvres, mais en continuant et perpétuant nos valeurs, nos conceptions et en les faisant évoluer pas à pas, comme l'on fait nos ancêtres, de nos pères à nos aïeuls, de nos grand-mères à nos trisaïeules.
Le rejet des réfugiés au nom du nationalisme n'est qu'une illusion. Le nationalisme est violé par cet argumentaire. Le rejet des réfugiés c'est de la xénophobie ou du calcul financier, ce n'est pas du nationalisme. C'est être parjure de ce qu'on nous a appris, c'est être parjure de notre nation !

La nation se définie par des valeurs, nos valeurs et celles-ci n'ont pas de prix.

Ivan Cappelen,
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Zofia Gossens
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Ville de résidence : Cité d'Orcyssia

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10 août 2019, 02:37

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Pour en finir avec les noblions tout-puissants
Manifeste pour un Comité Fédéral Exécutif et une Fédération des Conseils

par Zofia Gossens



Dissolution. Destitution. Défiance. Mise sous tutelle. Loi martiale. Révocation. Sédition. Haute trahison.
Pour nous tous, ces mots sont synonymes d'actualité. Pour ceux qui y réfléchissent bien, ces mots définissent à eux seuls l'état de santé actuel de notre démocratie. Dans quelles démocraties entend-on parler dissolution, destitution, défiance, mise sous tutelle, loi martiale, révocation, sédition et haute trahison au quotidien ? Il n'est pas besoin d'avoir fait 20 ans d'études théoriques sur la question pour se rendre compte que notre démocratie est malade. Gravement malade.

Et le diagnostic est simple, si notre démocratie est si malade, c'est tout simplement parce que nous ne sommes pas en démocratie. Nous vivons en monarchie aristocratique oligarchique et très vaguement élective.

En se basant sur l'histoire des pays aujourd'hui véritablement libres et démocratiques, l'évolution de la civilisation va comme suit : de la communauté régie par la loi du plus fort et dirigée par un tyran, nous allons vers une société régie par une succession clairement établie, gage de stabilité. D'une société à la succession établie arbitrairement, nous arrivons à une oligarchie où les élites décident pour tous les autres. Et d'une oligarchie où les élites décident entre eux pour tous les autres, nous finissons par une démocratie où le peuple choisit lui-même sa destinée.
Dans nos régions, nos communautés urbaines, nos villes et nos villages, nous sommes encore loin de cette démocratie.

Si notre pays est malade et en manque de démocratie, c'est parce que malgré toutes les réformes promises et entreprises, il y a toujours une caste supérieure, qui s'accapare les pouvoirs des administrations locales, qui font pourtant la base d'un régime par le peuple et pour le peuple. La noblesse, ou noblions/parasites/assistés couronnés, comme on devrait les appeler. Une noblesse qui s'est approprié à vie une chambre du Parlement et les 6 grandes régions qui constituent notre pays.

L'autonomie que permet le système fédéral devait permettre aux pouvoirs locaux, des élus plus proches du peuple, de se voir déléguer plus de pouvoirs de la part du gouvernement central - c'était sans compter sur le leurre de la noblesse princière et de l'aristocratie foncière, qui ont fait fleurir autant de micro-monarchies soit-disantes cérémonielles au sein d'une plus grande monarchie, garde-fou d'un régime autocratique qui sentait son influence se réduire comme peau de chagrin. Notre pays est une Fédération de privilégiés qui décident entre eux, clairement pas une Fédération démocratique.
Lorsqu'Ivan Cappelen, député de Rígland et maire de Karlsburg, a eu l'audace de défier un pouvoir central autoritaire qui s'en prenait sans gêne aux droits de l'Humain, le bien-aimé et bien-sot prince souverain de Rígland a accouru pour destituer celui qui, selon la Constitution, restait son inférieur hiérarchique, bien que choisi démocratiquement. Il en est allé de même pour Leïla Meister, qui s'est vu destituée tout simplement parce que le pouvoir central, auquel elle s'était opposé, l'avait réclamé.
L'article 5 de notre Constitution octroye le droit à quiconque de résister contre quiconque oeuvrerait à la profanation de ses droits. Et lorsque le pouvoir central profane les droits des habitants des principautés, à qui devrait-on faire confiance pour mener la résistance ? Aux princes souverains nommés par le pouvoir central, et qui décident eux-mêmes de la gouvernance et de la justice dans leur principauté ? Si l'article 5 promettait de belles choses, le reste de la Constitution aura permis de s'assurer qu'il ne soit jamais applicable contre un gouvernement tyrannique.
Lorsque le Parlement élu renversa un gouvernement tyrannique qui se lançait dans une croisade inhumaine contre ceux qui ne partageaient pas leurs croyances et leur couleur de peau, Erik Sullivan resta aux commandes. De quel fédéralisme parle-t-on si le pouvoir central peut faire disparaître une administration locale gênante ? De quelle démocratie parle-t-on si le pouvoir central peut outrepasser sans conséquence la voix de la majorité élue ?

Pourtant, il ne faut pas chercher bien loin pour trouver une alternative : il y a 3 cités dans notre pays qui disposent du droit de s'auto-gouverner. 3 cités qu'on a appelé, à juste titre, des cités libres.
Et pourquoi se limiter à 3 cités ? Si ces 3 cités doivent leur statut "libre" à leur histoire, leur histoire ne devrait-elle pas nous apprendre que leur fonctionnement, plus démocratique que partout ailleurs dans le pays, est un idéal qui devrait être appliqué partout ? Pourquoi n'aurait-on pas droit à un Saphyr tout entièrement libre ?
Nous avons une opportunité de montrer que non seulement nous pouvons très bien gouverner nos cités sans les La Skadie a perdu son Prince Souverain pendant la guerre, et est actuellement dirigé par un militaire - comme quoi, être un gouverneur cérémoniel est à la portée de n'importe quel parvenu qui sait suivre des ordres. La Skadie, dépourvu de sa famille princière grassement entretenu, a-t-elle pour autant renoncé à sa représentation et à sa gouvernance ?
Fut un temps ou les familles des princes ne valait pas mieux que n'importe quelle autre famille de bûcherons des forêts de Norske - et les bûcherons ne prétendaient pas à des palais et des bijoux plein la figure, c'est dire qui aurait coûté le plus cher à entretenir.
Alors qu'importe les princes souverains, qu'importe les cérémonies et au diable l'aristocratie.

La Skadie peut être le premier exemple de la mutation progressive de nos administrations locales. Demain, les cités de Skadie pourraient nommer des Conseils Populaires, chargé de représenter leur territoire au Parlement local, comme chaque cité libre élit son Conseil qui le dirige et le représente auprès du Congrès. La Skadie pourrait réunir son Parlement nouvellement élu, et choisir démocratiquement qui aura mandat pour représenter les skadiens auprès du gouvernement central. Un représentant qui ne pourrait être destitué que sur décision des skadiens, et ce à tout moment de son mandat. Quelqu'un qui aurait le pouvoir de s'opposer et de révolter face à un gouvernement qui tyrannise sa population, comme l'article 5 de la Constitution devrait le permettre. Un Commissaire des Conseils de Skadie, représentant et coordinateur des Conseils de chacune des cités de Skadie.
Et le jour où tous les Ministre-Présidents s'émanciperont de la tutelle des parasites nobiliaires pour faire élire un Commissaire des Conseils dans chaque région, et ces 6 Commissaires des Conseils, plus les 3 Président-Maires, formeront un nouveau Comité Fédéral Exécutif, qui siégera au Parlement en tant que troisième chambre, en lieu et place de l'inutile aberration qu'est la Diète des parasites, et qui aura le pouvoir de renverser tout gouvernement fédéral qui menacerait les droits fondamentaux et les libertés de chaque humain, citoyen saphyrien ou citoyen étranger, et qui menacerait la souveraineté populaire qui fera l'essence même des nouvelles institutions locales.

Se révolter contre un pouvoir tyrannique ne sera plus qu'une promesse en l'air intenable, elle deviendrait une éventualité sérieusement envisageable, légalement et démocratiquement, à l'encontre d'un gouvernement dépouillé du droit de légiférer contre la souveraineté des Conseils populaires, et qui y réfléchirait à deux fois avant de prendre des aises de dictateur avec les principes de la démocratie.

Ainsi naîtrait une Fédération des Conseils plutôt qu'une Fédération des fiefs nobiliaires presque souveraines et pas vraiment démocratiques. Et si malgré les progrès que nous faisons dans notre cheminement vers une plus parfaite démocratie, il reste un Empereur pour diriger cette Fédération, qu'il se réjouisse - enfin, il se verrait épargner la peine d'avoir à signer lui-même la révocation d'un gouvernement fascisant, et la Constitution et les droits fondamentaux dont il est censé être le garant tout-puissant seront enfin respectés dans leur intégralité.

Alors, que vive la Fédération des Conseils du Saphyr !
Vive le Saphyr, et vive le Saphyr Libre !


Zofia Gossens
Sénatrice du Mouvement Révolutionnaire Citoyen


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