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[LXXXIème] Prohibition des armements cruels

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Petra Kolberg
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Parti

ven. 01 août 2025, 00:56

Honorables Sénateurs,
Mesdames et Messieurs,

L'ordre du jour nous appelle aujourd'hui à débattre sur le projet de prohibition des armements cruels, soumis à examen par le Très Honorable Président du Conseil de Sa Majesté Impériale.

Les textes soumis par le gouvernement s'affichèrent sur les écrans des pupitres des Sénateurs.
Loi fédérale portant à prohibition des armements cruels et de décimation
Révision du Code Pénal Fédéral
Résolution sénatoriale d'injonction à l'abandon des armes chimiques de l'arsenal saphyrien
Résolution sénatoriale d'amnistie des participants au programme chimique militaire saphyrien

La présidence du Sénat souhaite également rappeler qu'au cours du débat, aucun comportement irrespectueux à l'encontre d'un autre Sénateur ou d'un membre du Conseil Impérial ne sera toléré. Une fois qu'un Sénateur prend la parole, il sera libre de s'exprimer. Toute intervention doit être adressée à la présidence du Sénat.

De plus, nous vous informons que la présidence du Sénat, selon sa pleine discrétion, sanctionnera toute contrevenance à ces règles ou tout propos antiparlementaire.

Honorables Sénateurs, le débat est ouvert pour une durée de 72 heures à compter de la présentation du texte. Sous réserve de l'intérêt des débats, la Présidence se réserve le droit d'étendre cette durée une fois de 48 heures supplémentaires. La session de débat sera suivie d'une session de vote de 48 heures - précédée d'une autre session de vote de 24 heures en cas de propositions d'amendement.

Parallèlement à ce débat en séance plénière, il est ouvert un débat au sein de la Commission Auditorale Générale sur la Résolution sénatoriale d'injonction à l'abandon des armes chimiques de l'arsenal saphyrien par les Forces Armées de la Couronne et un débat au sein de la Commission de la Justice sur la résolution sénatoriale d'amnistie des participants au programme chimique militaire saphyrien. Chacun de ces débats est amené à durer 48 heures, et les présidents des commissions respectives seront invités à rendre compte lors de la présence séance des travaux de leur commission.

Sont à votre disposition des feuilles de dépôt d'amendement, pouvant être remis à la Présidence afin de proposer tout amendement au texte au nom de votre groupe sénatorial. L'ensemble des Honorables Sénateurs ont droit de présenter un amendement devant le Sénat. Il est autorisé un maximum de 3 amendements par article, et d'un seul amendement par article par groupe parlementaire.
► Afficher le texte
Le Sénat appelle le Très Honorable Président du Conseil Impérial Douglas Pendra-Dahlman ou un membre du Conseil à prendre la parole afin de présenter les travaux du Conseil devant les Sénateurs.

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Abram Montefore
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Parti

mer. 06 août 2025, 23:16

Encore peu familier du Sénat, mais à l'aise dans ses fonctions de Ministre de la Diplomatie, Abram Montefore avait décidé de prendre la parole pour répondre aux critiques de la droite libérale et des conservateurs sur le texte qu'il avait co-rédigé.

Madame la Présidente du Sénat,

Je souhaite appuyer au nom du Conseil et de notre diplomatie les textes aujourd'hui étudiés par le Sénat, notamment au regard de l'avis donné par le Très Honorable Chef de l'Opposition ainsi que mon collègue l'honorable Sénateur Sørensen. Leurs réponses à notre défense du projet proposé révèle des contradictions dans leurs raisonnement, dont il me paraîtrait opportun que le Sénat obtienne des éclaircissements. Je vais donc tâcher d'y répondre afin de permettre au Sénat de prendre la meilleure décision, sans céder aux détournements de raisonnement ou aux facilités de pensée.

Tout d'abord concernant le Très Honorable Chef Meyer, sur l'avis donné au nom de l'Opposition Officielle, je ne peux que rester perplexe. Nous défendons un principe : celui que certains armements sont indignes de par leur nature et leur portée.
Il s'agit bien là non d'une stratégie de désarmement mutuel à visée de politique diplomatique, mais d'un principe que nous défendons dans notre vision de l'ordre international.
Il serait opportun de n'adopter pareil texte que lorsque tous les autres pays les auront proscrits. Mais nous ne parlons pas là d'être des opportunistes : nous parlons d'être des pionniers.
Ce que je souhaiterais savoir, madame la Présidente, c'est si, du point de vue de l'Opposition, au motif que les autres pays ne l'ont pas tous proscrit, nous devrions nous abstenir d'interdire la torture ? Ou encore le crime de génocide ? Ou même la traite des esclaves ?
Et qu'en est-il alors du traitement des prisonniers de guerre ? Au motif qu'un pays contre lequel nous sommes en guerre ne respecte pas le statut des prisonniers de guerre, nous devrions massacrer leurs prisonniers que nous détenons ?
Il s'agit de la même question. Si du moins, nous considérons que les massacres de masse et indistingués permis par ces armements sont bien des crimes d'une atrocité majeure.

Je tiens à rappeler, madame la Présidente, que ce texte ne vise pas à décréter un équilibre des forces des armements cruels.
Premièrement parce que nous savons que les pires régimes de ce monde, ceux qui ont le plus de chance d'être nos ennemis, ne se soumettront à aucune de nos initiatives pour défendre le bien contre la cruauté, à moins d'une pression internationale qui doit bien être menée.
Deuxièmement, que nous n'aurons aucun intérêt stratégique en cas de conflit si nous ne concluons pareille convention qu'avec nos alliés et avec ceux qui nous soutiennent.
Et troisièmement, qu'il n'y a pas lieu de chercher pareil équilibre, parce que notre arsenal nucléaire, l'ultime dissuasion qui existe, n'est pas affecté. Et qu'il garantit à lui seul toute forme d'équilibre des forces.
Ce texte vise d'abord et avant tout à montrer la manière dont un pays civilisé conduit des hostilités. En épargnant les vies humaines innocentes autant que possible. En ne cherchant pas à provoquer de souffrances inutiles par sadisme ou par haine d'autres peuples. En proportionnant notre force à ce qui est justement requis pour atteindre des objectifs militaires avant toute chose. Voilà pourquoi il faut réguler nos armements, voilà pourquoi il faut abandonner nos armes chimiques, conçus tous pour la souffrance inutile, pour le meurtre de masse et indistingué, pour des objectifs de terreur plutôt que des objectifs militaires.

Pour cette raison, au nom de mon parti, et en attendant la position du Conseil Impérial, je m'oppose aux deux amendements que l'Opposition a proposé en commissions.


Abram s'arrêta, bu son verre d'eau, prit une profonde inspiration, et reprit ses réflexions.

J'appelle également à rejeter l'amendement proposé au Sénat sur la loi, visant à abolir la rétroactivité de la poursuite de ces crimes. Je tiens à rappeler qu'il ne serait pas nouveau, y compris dans un système de droit, de condamner rétroactivement un crime majeur, à l'instar des crimes de génocide. Si nous découvrions aujourd'hui, comme d'autres gouvernements phoéciens l'ont découvert récemment avec le scandale Pemberton, qu'une compagnie saphyrienne développait des armes biologiques depuis des années, devrions-nous les laisser impunis, au motif que nous ne les réprimons qu'aujourd'hui ? Si nous découvrions qu'au cours de la dernière crise karélyenne, des agents boroweniens sur notre territoire ont utilisés des armes chimiques sur nos soldats, devrions-nous ne pas les poursuivre au motif qu'ils n'ont à l'époque rien fait de mal ? Et si nous découvrions que des militaires oxannes sont responsables de la persistance de mines anti-personnelles à travers les campagnes de l'Adolynie d'aujourd'hui, devrions-nous les laisser ne pas en assumer les conséquences actuelles ?
Les honorables sénateurs de l'Opposition ont leurs avis et leurs limites sur le principe de non-rétroactivité. Je soutiens que ce principe est tout à fait légitime et fondamental pour défendre des justiciables qui ne pouvaient savoir que leurs actes constitueraient une infraction. Mais les personnes ayant recourus à de pareils armements - et je rappelle que seul l'usage de ces armements est visé - ne peuvent en avoir fait usage qu'en conscience de la malveillance de leurs actes, et doivent être réprimés à la hauteur du mal qu'ils savent qu'ils commettraient.

Maintenant, concernant l'Honorable Sénateur Sørensen, lequel affirme que les charges aux sabres ont disparus, et nous appelle à prendre conscience de ce qu'est la guerre moderne.
Je pense que le Sénateur Sørensen pourrait également prendre conscience du fait que ce qui distingue d'abord les guerres modernes des conflits révolutionnaires, ce n'est pas la disparition du cheval, mais la réduction drastique des effectifs engagés. Combattre, aujourd'hui, signifie miser sur la qualité plutôt que la quantité. Nous envoyons des hommes protégés, équipés, formés et moins à même d'être affecté par les combats, plutôt que de la chair à canon. Pourquoi il est important de prendre conscience de cet état de fait ? Parce que les armes chimiques, radiologiques et biologiques qui empoisonnent en masse, les armes incendiaires et à sous-munition qui déciment en masse, sont d'abord conçues pour tuer des hommes, en masse.
Aussi, ce ne sont pas nos soldats professionnels qui seraient les plus affectés par ces armements. Ceux qui en souffriraient d'abord, ce seraient les jeunes recrues, moins bien équipés pour faire face, et surtout, ce seraient les civils, dommages collatéraux de conflits qui redoubleraient d'horreur.
Alors je suggère au Sénateur Sørensen de suivre son propre conseil et de ne pas se montrer naïf. Quant on utilise de telles armes, ce n'est pas pour atteindre des objectifs tactiques, mais pour tuer en masse et indistinctement.

Par ailleurs, mon honorable collègue n'apprécie pas que nous parlions d'honneur militaire. J'aimerai toutefois lui demander si pour lui, il n'y a pas une distinction dans la fierté qu'un combattant saphyrien peut avoir, s'il abat d'un tir ciblé un haut-gradé de l'armée génocidaire oxanne au milieu d'un village adolynien, ou s'il rase ledit village au napalm pour atteindre sa cible.
J'aimerai également, madame la Présidente, que le Sénateur réfléchisse à cette nation morale dont il parle. Penserait-il également que notre pays pourrait se présenter comme moral, si nous avions utilisé notre armement chimique contre des villes naroisiennes alors que nous voulions libérer leur territoire ? Si toutes les semaines, dans les campagnes de l'Orient, des enfants et des civils innocents étaient retrouvés morts ou mutilés par des mines anti-personnelles que nous aurions disséminé au gré de nos avancées ? Si les vétérans brûlés chimiquement se comptaient par dizaine de milliers à Narois ? Et comment aurions-nous pu paraître un libérateur pour les peuples du Dawwfiq et de l'Oxanna, si nous nous montrions aussi cruels envers eux que ceux que nous allions y combattre ? Puisque le Sénateur Sørensen évoque un "oeil pour oeil, dent pour dent", suggère-t-il que nous aurions dû rendre au talion les massacres ethniques commis par les autorités oxannes ?
Je pense que nous en conviendrons tous dans ce Sénat, madame la Présidente, que notre stature sur la scène internationale, la vision globale que nous défendons et le prestige de nos forces seraient bien différents si nous ne nous étions pas tenus à nos principes. Et c'est parce que nous avons ces principes que nous considérons comme sacrés, que nous proposons au Sénat de les inscrire aujourd'hui dans la loi.

Quant à la capacité du Saphyr à mener cette discussion dans le débat international sur le droit de la guerre, il est évident que notre initiative, qui inclut l'abandon de tout notre programme chimique, et une interdiction rigoureuse de ces mêmes armements, nous place dans une position qui confortera l'exemplarité de nos forces armées et la sincérité de notre initiative.
Et si nous voulons montrer l'exemple, nous n'allons pas attendre un quelconque consensus sur ces armements pour nous y plier. Tout comme nous n'allons pas attendre qu'une nation l'exige de notre part. Nous avons notre souveraineté et notre propre voie à montrer au monde, et j'en fais le serment, madame la Présidente, nous la défendrons avec force, sans attendre ni nécessiter l'accord de qui que ce soit.

Je vous remercie, Madame la Présidente.


Après s'être illustré à tenter de répondre à deux représentants de l'Opposition, Abram retourna à sa place. Satisfait, applaudi par quelques sénateurs de la majorité, il fit une tape amicale sur l'épaule d'Eustache en reprenant son siège.

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Gustaf Sørensen
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mer. 06 août 2025, 23:52

Le sénateur Sørensen écouta les différentes interventions avec attention. Il ne pu s’empêcher cependant de se montrer contrarié suite à l’intervention Abram Montefore.


Honorable présidente du Sénat,

Nos débats sur la sécurité nationale, vous en conviendrez, mérite mieux que des passes d’armes sans fondement. Or, j’ai malheureusement pu constater dans la prise de parole du très honorable Haut-Consul Montefore, que ce dernier n’avait au mieux pas compris mon propos.

J’affirme effectivement que les guerres modernes ont changés, que la force dissuasive de notre Empire ne peut plus reposer sur nos forces armées traditionnelles. Comme à pu le rappeler le Haut-Consul, les effectifs militaires ont largement diminué mais pour autant jamais les civils n’ont été aussi menacés. Nos ennemis utiliseront ses armes de destruction massive contre nous si nous sommes incapable de riposter avec une intensité plus forte encore. Est-ce de la naïveté d’affirmer cela ? Bien entendu non.

Honorable Présidente du Sénat, j’aimerais savoir s’il est utile de s’abaisser à des exemples ridicules tels que proposé par le Haut-Consul. Pour vous faire l’honneur d’un éclaircissement, je ne peux que vous dire que le Saphyr disposait déjà d’armement de destruction massive durant les conflits mentionnés et que nous ne les avons pas utilisé car nous sommes justement une nation morale. Mais si demain, nous ne disposons plus de moyens de riposte aussi dissuasif alors il est fort a parié que des nations comme le Borowen agissent de façon plus intensive, sans peur de voir leurs villes rayés de la carte.

Je vous remercie.

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Eustache Real
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jeu. 07 août 2025, 06:18

Des signes de désapprobation se firent entendre brièvement dans les rangs du PI suite à l'intervention

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jeu. 07 août 2025, 11:19

De nombreuses exclamations se firent entendre sur les bancs des sénateurs CMD à la réponse du Haut-Consul Impérial en raison de l'attitude désinvolte du Ministre en réduisant le débat à des allégations peu fondées. La réponse de l'ADP fut donc, en ce sens, applaudi par les sénateurs CMD.

Honorable Présidence du Sénat,

Je souhaite commencer ma réponse en remerciant le Haut-Consul Montefore pour sa prise de parole. Il est rare d'obtenir dans ce Sénat une réponse aussi dense. Cette intervention, au-delà d’un éclairage sur la philosophie du texte, met surtout en lumière nos désaccords. Le Conseil Impérial défend ici une vision morale du désarmement, mais le Haut-Consul fait l'erreur de le détacher explicitement de toute stratégie diplomatique solide.
Permettez-moi de le dire, mais c'est là que le bât blesse. Honorable Présidence, nous ne pouvons pas appeler cela une stratégie de désarmement si elle revient à nous affaiblir, ou pire, à considérer l’arme atomique comme un moindre mal, mais suffisante pour notre défense. La proposition du Conseil Impérial est simple : proposer un acte de foi.

Disons-le simplement, si nous siégeons dans ce Sénat Impérial, ce n'est pas pour des déclarations de vertu ou pour donner des leçons. Si nous siégeons, c'est avant tout pour légiférer tout en conciliant le réel et l'idéal. C'est partir d'un texte abstrait à première vue pour produire un effet concret. Et dans la loi fédérale soumise aujourd’hui, il s’agit de préserver l’intérêt national tout en regardant au-delà de nos frontières. Mais agir moralement ne peut signifier se désarmer naïvement... Sinon quelle sera la prochaine étape du gouvernement ?

Monsieur Montefore m'a demandé si nous devrions attendre que tous les pays interdisent la torture ou l’esclavage pour l’interdire nous-mêmes. C’est un raisonnement absurde. D'une part, car la torture, l’esclavage ou le génocide sont des crimes intrinsèques, des atteintes à la dignité humaine qui n’ont aucune fonction autre que d’asservir, de détruire et de dégrader ; d'autre part, car ce n'est pas là le principe d'une convention internationale contraignante et c'est ce que la CMD demande.

Honorable Présidence, permettez-moi de rappeler un point essentiel au Conseil Impérial et à sa majorité sénatoriale. Mais l’usage d’un armement, aussi révoltant soit-il, ne peut être jugé sans contexte : il peut être dissuasif, mais il peut aussi être un dernier recours. De la même manière, il peut être désactivé, stocké, voire remplacé. Mais une chose est sûre. Ce n’est pas l’arme, mais bien l’intention, la décision et l’usage qui créent le crime. L'arme seule ne fait pas la guerre, mais bien les hommes et les femmes qui sont derrière. Et ce serait naïf de croire l'inverse.

Jusqu'à preuve du contraire, le droit international ne reconnaît pas d’armes criminelles par nature. Il reconnaît des armes interdites par consensus, par traité et par usage. Et c’est justement ce que nous réclamons : un cadre multilatéral contraignant. À vouloir mener une croisade solitaire, il faut s'interroger sur les réelles intentions : ce n'est pas en nous désarmant intégralement en premier que nos voisins le feront et que la paix mondiale s'installera.

Je vous l’assure. Le Saphyr peut être un pionnier. Mais un pionnier qui regarde où il pose le pied. Et ce que nous demandons ici, c’est que le Saphyr, s’il se désarme, le fasse de manière stratégique pour ne pas se retrouver seul et vulnérable. Je ne peux que rappeler les propos de mon homologue de l'ADP, Monsieur Sørensen : les menaces extérieures se renforcent tous les jours, que ce soit les fascistes du Borowen ou les vakéministes de Novgrad.

Sur la clause capacitaire, permettez-moi aussi de répondre. Le Haut-Consul nous dit que notre dissuasion nucléaire suffit. Mais personne ne conteste la valeur stratégique de l’arme nucléaire, et ce n’est pas l’objet du texte. En revanche, un affaiblissement temporaire de nos capacités peut sérieusement réduire notre pouvoir de dissuasion, et cette idée est balayée d’un revers de main. Cela ne me semble ni sérieux, ni responsable. D'autant que l'usage du feu atomique ne me paraît certainement pas plus éthique que des armes chimiques.

Sur la rétroactivité, maintenant. J'entends évoquer des précédents en droit international, notamment pour les crimes de guerre ou de génocide. Mais là encore, l’analogie est hasardeuse. Car le Haut-Consul oublie une chose essentielle : ces crimes étaient déjà qualifiés comme tels par le droit coutumier ou les conventions en vigueur au moment des faits. Ce n’est pas le cas ici. La CMD ne s’oppose pas à ce que des crimes qualifiés soient jugés, même s’ils remontent à 50 ans.

Et par ailleurs, Honorable Présidence, Monsieur Montefore m'interpelle sur le scandale Pemberton, je souhaite y répondre rapidement : je souhaite tout comme lui que ce scandale permette la création d'un précédent législatif, et c'est bien l'objectif de ce texte, sauf erreur de ma part ? Mais je crois que pour le reste, notre arsenal juridique est assez large pour permettre à nos juges de traiter ce scandale de façon juste et à partir de ce qui existe.
Ce qui n'est pas tolérable dans l'exposé du Haut-Consul, c'est qu'il ne propose pas de juger des actes selon un droit existant, mais un droit postérieur. Cela remet en cause notre justice, car cela viole le principe cardinal de non-rétroactivité du droit pénal. Ce n’est pas seulement un principe saphyrien : c’est un principe universel. Il protège chacun d’entre nous de l’arbitraire. Il évite que la loi devienne un instrument de vengeance, plutôt qu’un outil de justice.

J'entends la majorité sénatoriale me dire : "mais les coupables savaient que leurs actes étaient immoraux." Peut-être. Mais c’est le droit qui doit trancher ce qui est punissable, et pas la morale. Une société civilisée juge les actes au moment où ils ont été commis, selon le cadre légal en vigueur à cette époque. Sinon, ce n’est plus de la justice. C’est de la réécriture rétrospective. C’est un précédent dangereux pour n’importe quelle démocratie. Devons-nous rouvrir des procès vieux de quarante ans sous prétexte qu’un nouveau cadre juridique vient d’être adopté ?

Monsieur Montefore s'est livré à une longue digression sur l’honneur militaire, les civils, les enfants et les armes à sous-munitions. Oui, évidemment, l’horreur des armes chimiques est réelle. Je ne la nie pas. Mais ce texte ne se limite pas à l’émotion. Il engage l’armée. Il engage la justice. Il engage notre souveraineté. Il mérite donc mieux qu’un débat moral à sens unique.

Je conclus. Le Conseil Impérial souhaite "montrer la voie au monde" par leur vision internationale. Fort bien. Peut-il nous garantir qu'on ne marcherons pas seul ? Peut-il nous garantir que nous ne tomberons pas dans un piège pour notre défense ? Peut-il nous garantir que cela ne sera pas une brèche dans notre droit ?

Alors permettez-moi de le dire franchement, car je crois que le Haut-Consul ne l'a pas compris lors de ma première prise de parole : nous ne sommes pas en désaccord sur les principes. Nous sommes en désaccord sur les moyens d'y parvenir. Et c’est pour cela que la CMD a fait ce que l’opposition doit faire : proposer, corriger et améliorer. Nous refusons les angles morts et exigeons des garanties pour préserver l'équilibre entre un idéal et la réalité. Nous ne voulons pas bloquer ce texte par principe, mais nous voulons en faire une loi qui soit juste et solide.

Je vous remercie.

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Abram Montefore
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jeu. 07 août 2025, 12:36

Abram ouvrit de grands yeux en voyant les exclamations sur les bancs de l'ADP et de la CMD, et les réponses virulentes de leurs sénateurs en faveur des armes chimiques particulièrement. Il reprit donc la parole.

Madame la Présidente du Sénat,

Avant de répondre, je tiens à dire ma surprise de voir les sénateurs de la CMD et de l'ADP se comporter avec autant de ferveur pour défendre le maintien d'un armement développé par un dirigeant communiste saphyrien sur le modèle de l'arsenal novgradien, qui avait déjà été quasiment abandonné au profit d'armements ciblés et non létaux sitôt une dirigeante conservatrice lui ayant succédé.

Madame la Présidente, nous assumons l'ambition morale de ce texte. Parce que nous sommes une nation morale, comme l'a dit le Sénateur Sørensen.
Et parce que nous avons cette moralité, nous conduisons la guerre avec égard et principes. Et nous nous y sommes tenus jusqu'à présent. Alors si quelqu'un au Sénat peut me répondre sur ce point, je souhaiterais qu'il le fasse, madame la Présidente : y a-t-il un moment dans notre histoire récente où nos armements conventionnels se sont révélés impuissants face à un ennemi ? Y a-t-il raison de douter de la capacité de nos armées de mener la guerre, quand nécessaire, en abolissant l'usage des armements les plus cruels comme nous le proposons ?

Et pourtant, alors que nous proposons l'abolition des armements cruels, l'Opposition souhaite proposer que nous gardions des capacités équivalentes à celles permises par les armements que nous abandonnons.
Les armes chimiques visent à causer des dégâts anti-personnels massifs par usage de produits extrêmement toxiques et mortels, et impactent le plus sévèrement les civils dans les zones de conflits, qui n'ont pas les moyens de se mettre à l'abri de l'empoisonnement et des blessures causées. Les armes biologiques visent à répandre des germes fortement létaux à haute capacité de propagation, capables de causer des épidémies durables dans un territoire ennemi, tuant aussi bien les combattants que les civils. Les armes radiologiques visent à répandre des matériaux radioactifs sur un territoire en vue de contaminer durablement l'environnement et la population. Les armes à sous-munitions enfin visent à provoquer un maximum de dégâts aux cibles, décuplant les dommages collatéraux - oui, encore des civils - et rendant les soins médicaux pratiquement obsolètes tant pour les populations affectées que pour les prisonniers de guerre.
Toutes ces armes sont conçues pour provoquer une mortalité accrue et des souffrances extrêmes. Ces armes sont conçues non pas avec la volonté de développer des capacités tactiques offensives - elles n'ont pratiquement aucun intérêt tactique - mais de mener la guerre sur le plan de la souffrance psychologique de l'autre camp, et d'une doctrine de la terre brûlée qui inclut les populations civiles. Et c'est pour cela que nous demandons au Sénat de nous permettre d'abandonner dès aujourd'hui nos stocks d'armes chimiques, et d'en interdire tout recours à l'avenir.
Quelles sont les capacités de destruction "équivalentes" que l'Opposition souhaite nous voir acquérir ? Quelles armes visant démesurément les civils et causant une mortalité décuplée et des mutilations graves, et sans intérêt tactique, devraient selon eux être acquises par le Saphyr en vue de compenser la perte de cet arsenal de décimation ?

La proportion en droit international, je souhaite le rappeler, ne signifie pas loi du talion. Elle signifie de cantonner notre réponse à des objectifs strictement militaires et d'éviter une surenchère dans l'atrocité de la guerre. Oui, par nature, la guerre est atroce, et cela ne signifie pas que nous ne devons pas tout faire pour réduire les pertes et les dommages causées aux hommes, aux femmes et aux enfants lorsqu'un conflit éclate.
Mon interrogation sur l'avis de l'Opposition sur cette proportion est pertinente : nous savons que des civils et prisonniers de guerre vyseniens - et nos propres hommes - ont été enfermés dans des camps de concentration avec un nettoyage ethnique pour objectif. Défenderions-nous que Graznavia aurait dû exterminer les prisonniers de guerre et massacrer des villages oxannes, au motif de répondre au même niveau aux exactions du régime oxanne ? Au motif, bien sûr, que montrer notre capacité à commettre ce genre d'atrocités découragerait quiconque de les commettre sur nous à l'avenir.
Evidemment que non, un tel raisonnement est absurde - mais pas étonnant de la part de politiciens qui n'ont jamais vu la guerre ni de près ni de loin. Et d'ailleurs, madame la Présidente, le mépris avec lequel les sénateurs de l'Opposition ont réagi à l'une de mes questions, dans laquelle je me sens particulièrement concerné, me sidère, mais je me permets de la poser à nouveau si d'autres sénateurs auraient une réponse moins évasive, plus claire : Aurions-nous dû employer des armes chimiques dévastatrices à Narois, et provoquer des morts et des mutilés par milliers dans la population naroisienne, au prétexte des atrocités dont sont capables les frazzilistes ?

Nous tenons des principes pour sacrés : les génocides sont immoraux par nature. Tout comme l'esclavage, tout comme les meurtres de masse, tout comme la maltraitance des prisonniers de guerre. Et c'est un autre principe sacré dont nous défendons l'inscription dans le marbre de la loi : toute arme conçue pour maximiser les souffrances et les dégâts civils alors qu'elles n'apportent aucun avantage tactique particulier (si ce n'est la terreur pour les civils) est immorale et doit être proscrite.
Je dois dire, madame la Présidente, que je pensais trouver face à moi, au Sénat, des sénateurs plus prompts à condamner les pires horreurs de la guerre et à soutenir notre effort pour que la monstruosité absolue ne soit pas une norme acceptable dans les conflits. Parce que si la guerre, dans le contexte de fragmentation internationale que nous connaissons, est inévitable, de pareilles atrocités contre des innocents ne le sont pas.

Madame la Présidente, si je peux me permettre de rassurer le Chef de l'Opposition, nous ne marcherons pas seuls. Nous partageons cette vision du droit international avec d'autres nations, particulièrement au sein du Samvelde et de l'Alliance Transadamantique, particulièrement chez nos partenaires phoéciens.
Mais je souhaite que les sénateurs qui s'opposent à nos efforts aujourd'hui s'interrogent. Si ceux-là étaient au pouvoir, quelle serait leur crédibilité d'aller dire au monde qu'il serait temps de légiférer contre ces armements de décimation si eux-mêmes estiment qu'il faut pouvoir en garder pour mener des représailles égales en cas d'attaque sur nos civils et nos combattants ? On imagine un Président Meyer aller voir un gouvernement étranger pour lui dire d'abandonner sans contrepartie ses armes les plus cruelles, en se justifiant de refuser que le Saphyr en fasse de même tant qu'il ne l'aura pas fait d'abord. Quelle cohérence diplomatique, quelle belle nation de morale et de principe l'Opposition nous promet-elle.
J'avais initialement suggéré au Conseil que la convention en question soit négociée par une délégation de la Commission de la Diplomatie. Mais je vois que nos valeurs en terme de droit international humanitaire divergent trop pour que ce soit quelque chose de souhaitable, aussi le Service Diplomatique de Sa Majesté Impériale sera à l'initiative. Nous défendrons nos principes et notre vision d'un ordre international moral sans défaillir, et donc, sans les moralisateurs défaillants prêts à s'insurger contre l'abandon d'armes de massacre de civils.

Je vous remercie, madame la Présidente.

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jeu. 07 août 2025, 13:03

Après être resté silencieux, observant avec une moue désapprobatrice les réponses toujours plus plates de la CMD et de l'ADP aux arguments des ministres de son gouvernement, le Président du Conseil choisit de prendre la parole. Il avait laissé Montefore et Real à la barre pour défendre le texte mais comme le débat s'envinemait, Douglas sentait qu'il devait intervenir pour trancher la position définitive de la majorité. Il espérait que la majorité allait se rallier derrière sa prise de parole.

Honorable Présidente du Sénat,

La Loyale Opposition se plaît à se répêter, seule et dans un espoir pathéthique de se convaincre elle-même peut-être, que l'adoption de ce texte serait pour le Saphyr, une grave erreur stratégique et ouvrirait une brèche dans sa défense. Que la majorité voudrait, au final, atteindre à la sécurité des Saphyriens et des citoyens de l'Empire. Que nous nous lancerions dans une croisade solitaire, oubliant que l'Empire est une des grandes puissances libres et démocratique de ce monde, fort d'une union de plusieurs millions de citoyens et de forces armées de soldats dévoués et honorables. Oubliant que le Saphyr est l'avant-garde de la défense du monde libre et qu'en cela, il lui est imposé de tenir et de respecter un devoir sacré : agir moralement et honorablement.

L'usage d'armements cruels n'est pas la solution du Saphyr pour régler les conflits à l'internationale. Nous n'avons pas sorti Narois des ténèbres du fascisme à grand coup d'armes chimiques, de lances-flammes, de mines anti-personnelle, d'armements aveuglants ou autres. De même, nous n'avons pas libérer les Grazanviens et les peuples oxans de la tyrannie de la dictature par le même procédé. Nous avons été même horrifiés, par les camps de la tyrannie oxanne, de l'épuration ethnique, systèmatique, qui avait été mis en place.

Il va sans dire, Honorable Présidente du Sénat, que l'USE rejette en masse les amendements de la CMD. Puisqu'ils sont fondés sur des peurs, sur la croyance que notre sécurité n'est assurée que par des armes abjectes et cruelles, nous les refusons. La majorité prefère les faits aux émotions, la morale à la passion. La défense du Saphyr est assurée par l'arme nucléaire et l'armement IEM. Cela s'arrête ici. C'est la première et la dernière ligne de défense. La dissuasion par la menace de la destruction totale de notre ennemi. Pas par l'horreur ou la terreur.

Nous légiférons, a-t-on dit, pour concilier le réel et l'idéal. Honorable Présidente du Sénat, nous sommes un peuple raisonnable et nous demandons une armée morale. Les Saphyriens ont honte des armements chimiques de Cappelen et ne souhaitent pas que le nom du Saphyr soit entâché de l'infâmie, parce que leurs soldats auraient usé d'armes si cruelles qu'elles horrifient tous les coeurs nobles et démocrates.

En tant que leader du monde libre, libérateur des peuples opprimés, fondateur de l'Alliance Transadamantique et pivôt du Samvelde, nous ne pouvons pas nous permettre de laisser proliférer des armements fondés uniquement pour faire prospérer la cruauté et l'horreur. La guerre est une horreur en soit. Nous n'avons pas besoin d'en rajouter.

Il est alors nécessaire que nous détruisons ces armes et que nous y renonçions pour nous même. Comment pourrions nous aller prêcher la bonne parole aux autres nations si nous ne sommes pas capables d'appliquer à nous même la morale que nous défendons devant autrui ? Il faut, Honorable Président du Sénat, arrêter de se vautrer dans la peur et les croyances. Il faut que nous affrontions les faits, et des faits en tirer une morale. Les armements cruels sont inutiles. Ils provoquent l'horreur et des douleurs semblables ou pires que la torture.

Pour construire un monde moral et pacifié, nous n'avons pas besoin de cela. Car quant bien même, nos ennemis les plus féroces useraient de ces armes contre nous, devrions nous répondre avec la même barbarie ? La conduite de la guerre impose une philosophie de la proportion et non le respect de la loi archaïque du talion. C'est le fondement de la guerre moderne. Il est déshonorable pour le Sénat de se laisser emporter par des passions vengeresses ou des émotions cruelles, dignes des barbares et autres guerriers des temps passés.

Marcher à l'avant-garde du monde libre veut dire montrer la voie et dessiner un chemin moral pour un monde pacifié duquel l'horreur et la cruauté auront été éradiqué. Commençons par nous-même et demain viendra la suite. Si nous ne sommes pas capables de consentir cet effort, il faudra s'interroger sérieusement sur notre résilience et sur les valeurs que nous croyons suivre. Je vous remercie.
Modifié en dernier par Douglas Pendra-Dahlman sad :( le jeu. 07 août 2025, 14:48, modifié 1 fois.

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jeu. 07 août 2025, 13:05

Applaudissements nourris sur les bancs du Parti Impérial.

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Karl Strel
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jeu. 07 août 2025, 14:16

Sur les bancs de la CMD les visages étaient fermés, certains sénateurs, dont Karl Strel s'écriait comment être les libérateurs des peuples opprimés si nos armements ne font plus peur?

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Stephan Meyer
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Parti

jeu. 07 août 2025, 14:31

Après la déclaration du Président du Conseil, la Présidence du Sénat se tourna vers le Chef de la Très Loyale Opposition en vue que celui-ci réponde. Mais celui-ci fit signe que non. Face à la cacophonie d'un débat que la majorité savait gagner d'avance sans réelle discussion parlementaire, Meyer n'estimait pas nécessaire de répondre à deux interventions vides qui ne disaient rien autre que : "de toute façon, que vous le vouliez ou non, nous avons une majorité pas vous, donc on s'en fiche". Stephan Meyer prit donc la décision de rester assis sur son fauteuil, sans faire de commentaire, jusqu'au terme de la séance.

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Abram Montefore
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Parti

jeu. 07 août 2025, 15:06

Madame la Présidente du Sénat,
Puisque le Sénateur Strel semble impatient de participer aux débats, je suggère qu'il lui soit donné la parole. Ou bien alors qu'on le rappelle à l'ordre sur le fait qu'il n'est pas censé perturber les séances du Sénat, a fortiori pendant une intervention du chef du gouvernement fédéral. Je vous remercie.
Modifié en dernier par Abram Montefore le jeu. 07 août 2025, 15:09, modifié 1 fois.

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